Guillame Nicoud

Les acquisitions de peintures italiennes à Paris pour l'Ermitage de Catherine II à Alexandre Ier

 Ce sujet pourrait faire aussi l'objet d'une exposition qui mettraient en valeur les dernières recherches sur la provenance de nombreuses oeuvres italiennes de l'Ermitage, des collections Crozat à -surtout- celles acquises sous Alexandre Ier. Elle mettrait en valeur des oeuvres méconnues, l'importance de Paris dans l'acquisition d'oeuvres italiennes et de la connaissance de cette école et permettrait aussi la publication de nombreux documents d'archives.
Cette communication ou ce projet d'exposition en rapport direct avec le coeur de ma thèse (et de mes recherches prochaines à l'Ermitage) peuvent être motivés de la façon suivante (texte qui reprend les termes d'un séminaire de doctorat à l'EPHE sur l'invitation de M Hochmann) :
 
« [...] & je ne crains point d'affirmer que si nous pourrions profiter des circonstances actuelles pour nous renforcer dans les partis de l'Ecole Italienne (qui de tout temps a été la plus difficile à rassembler), Notre Collection serait alors & toujours, considérée collectivement, la plus belle de toutes celles connues & décrites. »
 
Le comte Dimitri Pietrovitch Boutourline, directeur de l'Ermitage Impérial, au tsar Alexandre Ier, 1805.
 
Parmi les richesses amoncelées par les souverains russes dans l'Ermitage, les peintures italiennes tiennent une place privilégiée. L’étude générale des acquisitions de tableaux par les souverains qui se sont succédés sur le trône russe entre 1765 et 1825 permettrait sans doute de préciser la part et la diversité de cette école dans cet ensemble. Sa richesse et l’intérêt constant que la cour russe lui porte semblent aussi correspondre aux prémices d’une politique d’acquisition systématique la privilégiant. D’autant qu’au cours de ces règnes, les aménagements transformant progressivement des espaces palatiaux en salles muséographiques d’une partie des bâtiments de l’Ermitage Impérial ont pour conséquence de présenter un ensemble de peintures de l’école italienne de plus en plus cohérent.